Faits marquants


Des lipides très ralentis par les nano-rugosités

La mobilité des lipides dans les bicouches phospho-lipidiques a été étudiée en fonction de la rugosité de la surface. Un ralentissement de la mobilité se produit en présence de rugosités. Un modèle bimodal explique ce résultat surprenant.

Les bicouches phospholipidiques forment la membrane plasmique des cellules biologiques. Elles tapissent également sous forme d’empilements de nombreux organes frottant. Ces surfaces ne sont généralement pas planes. Des chercheurs de l'Institut Lumière Matière ont étudié la mobilité des lipides dans les bicouches supportées ainsi que la structure de la bicouche en fonction de la rugosité de la surface dans la gamme d’amplitudes 0.2 à 20 nm. Un très fort ralentissement de la mobilité se produit en présence de fortes rugosités alors que les bicouches suivent essentiellement les aspérités. Ces observations quelque peu contradictoires sont expliquées à l’aide d’un modèle bimodal, avec une mobilité de base rapide dans les régions peu escarpées de la surface et une mobilité très ralentie dans des régions à forte courbure locale.
 

Cette étude, menée par des chercheurs des Equipes Biophysics, MMCI & L[at]I de l'ILM, a donné lieu à un article dans la revue Langmuir.

En savoir plus

 
Publié le 15 mars 2017 Mis à jour le 19 mars 2017